*ALELA DIANE*

 

ImagePlus qu’un retour véritable du concert que j’ai vécu mardi soir dernier, c’est surtout des mots, des images, des ressentis et des inspirations profondes que me procure cette magnifique artiste. Alors ce texte sera comme ça, brut de sensations.

* Un calme et une sérénité non feinte, elle a le visage et la présence lumineuse. Elle prend le temps de chaque chose dans l’instant, chaque note grattée tour à tour sur sa guitare délicate ou énergique, le temps de chaque mot prononcé dans cette langue ronde et chaude de l’Amérique. Avec mes balbutiements d’anglais, je perçois malgré tout quelques thèmes qui m’emporte loin. Des soleils levants, d’interminables crépuscules basculant sur la nuit douce et ventée. Elle m’inspire des arbres, un nid douillet ouvert sur le monde, elle m’inspire la solitude de la création et de la nature; ça résonne en moi comme un petit coeur qui tranquillement palpite au rythme du papillon. C’est absolu et délicat. C’est quelque chose de posé, de dénudé, la volupté d’un tapis de feuilles, c’est orangé la lumière, ça prend la teinte bleutée d’un lac profond, la brume claire du petit matin et la rosée sur les champs encore en sommeil, aérienne. Le cocon protecteur, la matrice, la chaleur d’une main posée sur le coeur, un souffle dans le ventre.

Je me laisse portée par les vagues intimes de son chant, par sa présence tranquille et apaisante. Elle chante les mères et les forêts, elle chante les voyages et les bottines qu’on use dans la poussière étouffante des routes, elle chante le jour qui point et l’interminable souffle de l’horizon. Elle sonne comme la petite voix qui résonne en nous,  que nous sommes les seuls à (re)connaître. Elle chante comme l’oiseau vole, comme une source naturelle, celle dont on n’a pas appris à être, celle qui est née dans le berceau de la rivière. Elle est fille des profondeurs délicieuses, une perdition dans les entrailles des forêts enchantées . *

. Concert d’Alela Diane // La Maroquinerie, Paris – 17/06/2014 .

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*JULIETTE*

Juliette

Ah Juliette. JULIETTE. J’ai toujours adoré ce prénom. Le romantisme shakespearien en prime, le petit goût de l’enfance facétieuse qui claque sous la langue en plus… Ju-Li-Ette! Mais, mais, mais … je m’égare !

Enfin pas tant …

Hier soir. 20h30. Casino de Paris.

Toutes esgourdes en éveil et paillettes aux paupières, j’attendais impatiente de la découvrir pour la première fois, de me repaitre de ses mots, de goûter à son rire et son énergie, de palper cette présence en mouvement et résonner cette voix aussi ronde que caressante, aussi libre que grinçante …

La grande JULIETTE NOUREDDINE !

Comment vous dire … J’en ai eu plus que je ne l’espérais !

Lumières éteintes, n’y tenant plus sur mon strapontin de type éjectable je me faufile suivie de mon acolyte E.T parmi les 1ers rangs où il reste *Miracle*quelques places *Sésame* (Et grand bien nous fasse aux invités qui ne sont pas venus … !) – La salle est pleine à craquer et l’ardeur qui en découle croissante au fil des secondes annonçant l’arrivée imminente de celle (et ceux, car les musiciens sont loin d’être en reste !) qui pendant plus de deux heures nous fera décoller au rythme de cette indescriptible gouaille, de cet humour mêlée d’une joie sans borne qui se propage, de ces musiques délicieusement enveloppantes à la cadence de ces mots et histoires saisissantes …

Alors, que je remonte un peu les pendules de cet amour naissant mais déjà palpitant que j’ai pour cette artiste. Son nom ne m’a jamais été totalement inconnu, entendu quelques titres de-ci de-là sans grand approfondissement momentané mais pour tout vous dire, voilà déjà un petit moment qu’elle trônait patiente sur mes étagères d’inspiration où pêle-mêle se bousculent au futur livres et films à dévorer, musique et auteurs à débusquer et puis ceux déjà bien ancrés (…) bref ! Je savais qu’un jour il faudrait que « je m’y colle », à la découverte de cette œuvre déjà bien dense ! Un hold-up à la médiathèque de mon quartier plus tard et me voici en possession de quelques albums … Une fulgurance absolue pour notamment sa chanson « Rimes féminines » dont le thème, la prestance et la musique ne finissent de m’envoyer frissons et résonnances …

Laissez-moi vous dire, Juliette en scène c’est la puissance à l’état pur et chaude un corps ancré et présent en même temps qu’une grande fluidité de mouvement, c’est l’amour du bon mot évidemment, la réflexion fine aiguisée et sans compromis, c’est l’enfant qui joue et la femme qui bout ! C’est la complicité, le lien magnétique entre elle et ses musiciens, je ressens et comprends dans le travail désormais cet « appui » sur la musique entre bien d’autres choses …

Quand mon œil et ma conscience scénique se font plus « techniques », quand je suis curieuse de voir cette « femme-piano » dont je prends moi aussi le chemin, s’approcher de l’instrument grommelant de cette étiquette qu’on lui a trop souvent collé et d’entourlouper en un clin d’œil bien amené une autre grande, très grande « femme piano » que j’aurais plus que rêver de voir en scène, ma si chère Barbara …

Enfin qu’il est bon de voir des artistes de cette trempe, pour moi une grande leçon d’engagement, de non-concessions, de combativité et d’amour aussi, surtout.

Un jour aussi, j’écrirais sur « mes » grandes femmes, mes grandes inspiratrices dont Juliette vient irrémédiablement de franchir le seuil de cette galerie intime et délicieuse, mais ça c’est une autre histoire …

*Impossible LoVe* – Luca Curci

Vidéo

Parfois rien à dire, juste à ressentir. Juste se laisser envelopper par les éléments, la lenteur, l’impossibilité du corps à s’habiter, la répétition du mouvement inassouvi.

– Hors espace – hors temps – hors identité –

.Inspiration de loin, profonde.

Mieux vaut tard que jam…

 Oh et puis NON! tiens …

Image(©Frédéric Lemaître // Mars 2013 – “ NON ! ” Black & White Hipstamatic project )

http://fredericlemaitre.wordpress.com/photographie/non-black-and-white-hipstamatic-project/

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AH OUI ! Mais si quand même ! Un p’tit bout de temps que je voulais mettre quelques bricoles à jour par ici, voilà qui est fait !

– Une BIO en « quelques mots », histoire que vous sachiez un peu mieux chez qui vous mettez les pieds quand vous cliquez sur cette ô merveilleuse, ô radieuse, ô lumineuse page (…)  https://adeleleroux.wordpress.com/quelques-mots-a-propos/

– Un p’tit topo sur le spectacle « La Fable d’Anna » que ô vilaine, je n’avais pas mentionné jusqu’ici !  https://adeleleroux.wordpress.com/la-fable-danna/

– Un onglet « Dates » pour que ô cher public vous puissiez vous tenir informé des évènements à venir … https://adeleleroux.wordpress.com/dates/

Demain…

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Demain c’est la rentrée. L’angoisse légère mais insidieuse, vacillante et éternelle de cette veille de lendemain particulier.  Une nuit longue en perspective car évidemment le sommeil tarde à venir et mon lit devient théâtre de mes pensées confuses et inaltérables en même temps que les affres de l’obscurité s’envoient en l’air avec ma grande moquerie.

Demain sera une autre envie. Mais cette fois j’y ai troqué mon cartable contre mon piano, mes vieux cahiers et mes stylos contres mes bouts de mots et ma voix d’écorchée.

Demain je fais mon entrée. Ma première dans une pièce aux mille potentialités et cours l’imagination où naitrons notes et joies, confiance et épuisement, recommencer encore et en corps, perdre patience et puis trouver l’instant juste. Simplement être. Présence et puissance. Juste pour voir et essayer.

Demain, j’entre en studio d’enregistrement.

Lillian Bassman // Inspiration

” Quel est cet écrin de rêve que tu caches dans tes mains,

La danse facétieuse de tes voilages dans la brume du matin,

Quel est cet enchevêtrement de tissus desquels tu sembles te délester si facilement,

Te voici libérée, respire ô ma douce enfant

Car de ton corps empêché ne vois-tu pas que mon temps s’est arrêté

Je te le rends “

Adèle // Mai 2012

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