*JULIETTE*

Juliette

Ah Juliette. JULIETTE. J’ai toujours adoré ce prénom. Le romantisme shakespearien en prime, le petit goût de l’enfance facétieuse qui claque sous la langue en plus… Ju-Li-Ette! Mais, mais, mais … je m’égare !

Enfin pas tant …

Hier soir. 20h30. Casino de Paris.

Toutes esgourdes en éveil et paillettes aux paupières, j’attendais impatiente de la découvrir pour la première fois, de me repaitre de ses mots, de goûter à son rire et son énergie, de palper cette présence en mouvement et résonner cette voix aussi ronde que caressante, aussi libre que grinçante …

La grande JULIETTE NOUREDDINE !

Comment vous dire … J’en ai eu plus que je ne l’espérais !

Lumières éteintes, n’y tenant plus sur mon strapontin de type éjectable je me faufile suivie de mon acolyte E.T parmi les 1ers rangs où il reste *Miracle*quelques places *Sésame* (Et grand bien nous fasse aux invités qui ne sont pas venus … !) – La salle est pleine à craquer et l’ardeur qui en découle croissante au fil des secondes annonçant l’arrivée imminente de celle (et ceux, car les musiciens sont loin d’être en reste !) qui pendant plus de deux heures nous fera décoller au rythme de cette indescriptible gouaille, de cet humour mêlée d’une joie sans borne qui se propage, de ces musiques délicieusement enveloppantes à la cadence de ces mots et histoires saisissantes …

Alors, que je remonte un peu les pendules de cet amour naissant mais déjà palpitant que j’ai pour cette artiste. Son nom ne m’a jamais été totalement inconnu, entendu quelques titres de-ci de-là sans grand approfondissement momentané mais pour tout vous dire, voilà déjà un petit moment qu’elle trônait patiente sur mes étagères d’inspiration où pêle-mêle se bousculent au futur livres et films à dévorer, musique et auteurs à débusquer et puis ceux déjà bien ancrés (…) bref ! Je savais qu’un jour il faudrait que « je m’y colle », à la découverte de cette œuvre déjà bien dense ! Un hold-up à la médiathèque de mon quartier plus tard et me voici en possession de quelques albums … Une fulgurance absolue pour notamment sa chanson « Rimes féminines » dont le thème, la prestance et la musique ne finissent de m’envoyer frissons et résonnances …

Laissez-moi vous dire, Juliette en scène c’est la puissance à l’état pur et chaude un corps ancré et présent en même temps qu’une grande fluidité de mouvement, c’est l’amour du bon mot évidemment, la réflexion fine aiguisée et sans compromis, c’est l’enfant qui joue et la femme qui bout ! C’est la complicité, le lien magnétique entre elle et ses musiciens, je ressens et comprends dans le travail désormais cet « appui » sur la musique entre bien d’autres choses …

Quand mon œil et ma conscience scénique se font plus « techniques », quand je suis curieuse de voir cette « femme-piano » dont je prends moi aussi le chemin, s’approcher de l’instrument grommelant de cette étiquette qu’on lui a trop souvent collé et d’entourlouper en un clin d’œil bien amené une autre grande, très grande « femme piano » que j’aurais plus que rêver de voir en scène, ma si chère Barbara …

Enfin qu’il est bon de voir des artistes de cette trempe, pour moi une grande leçon d’engagement, de non-concessions, de combativité et d’amour aussi, surtout.

Un jour aussi, j’écrirais sur « mes » grandes femmes, mes grandes inspiratrices dont Juliette vient irrémédiablement de franchir le seuil de cette galerie intime et délicieuse, mais ça c’est une autre histoire …

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